Trois-Bassins est une commune française, située à La Réunion. Les tout premiers habitants de l’île, 12 marins qui s’étaient mutinés et avaient été abandonnés sur la côte et ont découvert ces fameux trois bassins en 1658. Les hauts étaient assez prisés à cette époque pour leur terre plus riche que celle du littoral. C’est avec la construction de l’église Notre Dame des Sept Douleurs que le village commença à se former et il est devenu officiellement une commune en 1897 en prenant le nom de Trois Bassins. Mais les trois bassins en question ont disparu après de nombreux glissements de terrain à cause de pluies importantes au XIXème siècle.
Trois-Bassins est l’exemple parfait d’un territoire s’étalant du fronton de mer jusqu’au sommet montagneux du centre de l’île et culmine au Grand Bénare à 2 898m d’altitude (spot très prisé par les alpinistes et les amateurs de randonnée physique mais praticable en toute sécurité seulement pendant la saison sèche). Elle est située à l’Est de l’île de la Réunion et touche les communes de Cilaos à l’est, Saint Paul au nord et Saint Leu au sud.
Le personnage le plus célèbre de la ville, Célimène, était connue comme la « Muse des Trois-Bassins », elle était célèbre pour sa poésie et ses improvisations parfois satiriques dans la tradition des chansonniers qui allaient devenir très à la mode au début du XXème siècle. Au milieu du XIXème siècle, elle est progressivement devenue la première « vedette » réunionnaise. Cette mulâtre tenait une auberge à la Saline avec son époux, où elle improvisait à la guitare des vers chantés pour les gens qui venaient se rafraîchir et gouter aux spécialités locales.
Trois-Bassins est aujourd’hui une ville paisible qui ressemble aux bourgades du sud de l’Europe. Elle compte 7000 habitants. La commune dispose d’un gîte de montagne à la glacière avant d’atteindre le sentier menant au Grand-Bénard. On accède au sommet par un sentier qui part du sommet du Maïdo et qui passe devant cette fameuse glacière autrefois exploitée par les esclaves de Madame Desbassayns, membre d’une famille connue de l’île et propriétaire agricole du XIXème siècle célèbre pour sa cruauté. De là-haut, la vue est imprenable sur Mafate et son cirque naturel. Côté mer, les surfeurs et des body-boarders se rassemblent sur la belle plage de la ville. Experts et débutants s’y côtoient. La plage de la Souris Chaude est fréquentée par de nombreux naturistes.