Saint Benoît

Saint Benoît se situe à environ 40km de Saint-Denis, le chef-lieu. Deuxième plus grande commune de l’île après Saint Paul, Saint Benoit s’est considérablement développée grâce à la culture du café au XVIIIème siècle. Le centre ville est beaucoup plus moderne que sur le reste de l’île, à cause d’un incendie qui l’a presque totalement détruit en 1950. Si le centre ne présente pas beaucoup de curiosités architecturales, c’est un lieu de shopping de prédilection avec ses nombreuses boutiques mêlant artisanat local, produits et épices transformés sur place et petits restaurants.

Les réels trésors de Saint Benoît se situent aux alentours :
• Dans les hauts de Saint Benoît : rétention d’eau de Takamaka.
• Grand-Etang : promenade dans la végétation tropicale (R.N.3 à 10 km de Saint Benoît, en direction de la Plaine des Palmistes.
• Forêt de Ravenales
• Promenade à l’Ilet Bethléem, avec une chapelle et des ruines diverses, ainsi que des spécimens d’arbres fruitiers rares.
• Vallée de la Rivière des Marsouins, avec ses cascades et ses sites de Rafting. Le versant nord est couvert par la forêt de Villeneuve et la forêt du Piton Papangue, avec au sud la forêt du Cratère.
L’histoire de Saint Benoît avec l’implantation de concessions entre 1720 et 1730. Les concessionnaires doivent s’engager à « cultiver le vrai café Moka » et à payer chaque année à la Compagnie de La Réunion « 24 poules et 200 livres de riz blanc ».
En 1809, pendant les guerres napoléoniennes la garde nationale de Saint Benoît parvient à repousser les Britanniques à Sainte-Rose. En 1815, la commune est créée et prospère rapidement grâce à la culture de la vanille, du café très demandé en Métropole et surtout des épices. C’est grâce à Joseph Hubert, botaniste et figure célèbre locale qui implantera la culture de bon nombre de plantes rapportées par Pierre Poivre, telles que le litchi de Chine, le manguier d’Inde, et plus tard la vanille du Mexique qui fera la fortune de l’île. La canne à sucre devient peu à peu prédominante, et de nombreuses raffinerie sont crées ainsi que des débarcadères pour faciliter le transport en mer. En 1882, avec l’arrivée du chemin de fer, les débarcadères sont abandonnés, mais de beaux vestiges restent à visiter à Saint Benoît. Le chemin de fer sera à son tout abandonné dans les années 1960 avec le développement de meilleures routes faisant le tour de l’île.