Les desserts de l´Ile de la Réunion

Planté dans l’Océan Indien, l’Ile de la réunion est une invitation à la découverte et au dépaysement. Département d’outre Mer, La Réunion ne démérite pas par rapport à la métropole pour tout ce qui concerne la gastronomie.
Véritable mélange de cultures diverses, la cuisine réunionnaise ravit tous les palais, et les desserts de l’île constituent un de ses nombreux attraits.

Un goût du naturel

Lorsque vient l’heure de commander les desserts sur l’île de la réunion, le choix est si vaste et varié, qu’il est difficile de trancher. Les fruits, tout d’abord, représentent une forme de dessert, particulièrement apprécié des Réunionnais(es). Le letchi (le nom du litchi sur l’île de la Réunion et Maurice) sera à pleine maturité à Noël (il fait partie des desserts sur toutes les tables le jour de Noël), même si sur l’île il se consomme quotidiennement jusque fin février. Sa chair laiteuse se rapprochera du longani, un autre petit fruit, idéal en dessert, de la Réunion. La demi douzaine de variétés de mangues (sur la cinquantaine existante sur l’île) offrira aussi un dessert tropical.
Autant de desserts que de fruits donc, comme le petit ananas Victoria, les goyaviers (ces petits fruits rouges et acidulés), les bananes, fruits de la passion et autres goyaves.

Une cuisine dépaysante

Mais, les desserts réunionnais ne se limitent pas aux fruits, qui se retrouveront dans certains desserts préparés, comme la banane flambée. Les beignets d’ananas et / ou de bananes rappelleront les desserts chinois (5 % des Réunionnais sont d’origine chinoise, essentiellement de la région de Canton).

Le gâteau patate sera un moyen original de découvrir la patate douce ainsi présenté en dessert. La découverte du Ti’son, un gâteau traditionnel à base de maïs, pourra se faire en dessert mais aussi au goûter, comme les Réunionnais ont l’habitude de le consommer. Toute une panoplie de dessert haut en couleurs, et au goût, souvent très sucré, si typique du climat réunionnais : la crème coco au caramel, Mousse de patate douce au cacao, …en seront autant d’exemples flamboyants.

En remplacement de votre dessert, ou après ce dernier, si vous êtes gourmands, laissez-vous tenter par un « café coulé », fait à partir de café encore en grains. Servi très fort, il est consommé avec beaucoup de sucre et parfois un peu de vanille dans de petites tasses. A moins, que vous ne lui préfériez déguster un « rhum arrangé », macération de fruits et de plantes dans la boisson typique de la Réunion… A consommer avec modération bien sur, mais avec gourmandise.

Cuisiner les bichiques

Les bichiques sont des alevins de poissons d’eau de mer, typiques de l’île de la Réunion. Ils se pêchent aux embouchures des rivières, quand ces alevins remontent vers les rivières, et c’est un moment attendu avec impatience. Les bichiques sont tellement appréciées par les Réunionnais qu’ils sont aussi appelés « le caviar de la Réunion ». Le nom de bichique vient du nom malgache du poisson « cabot bouche ronde ». Cette pêche se fait surtout sur la côte est, à l’embouchure de la Rivière des Roches, à l’aide de nasses coniques. Il existe désormais une réglementation de la pêche de ces alevins, pour éviter leur disparition liée à la surpêche. Sa raréfaction fait que son prix a fortement augmenté, et accentue le braconnage. Les bichiques se cuisinent traditionnellement à la Réunion, et s’accommodent parfaitement avec un cari. Le cari bichiques devient ainsi un plat apprécié pour les grandes occasions à cause de son tarif élevé, alors qu’il est simple et rapide à préparer, il ne nécessite que 40 minutes environ. En France, il est parfois proposé dans les restaurants réunionnais, mais c’est rare et dans ce cas les bichiques sont alors congelées, car ces alevins ne sont péchés que sur l’île. Il faut donc se rendre à la réunion pour goûter ce met exquis.

Pour cuisiner les bichiques en cari pour 6 à 8 personnes, il faut :
-1 kg de bichiques.
-6 cuillères à soupe d’huile.
-4 gros oignons.
-5 gousses d’ail.
-Du gingembre.
-6 tomates.
-Du thym.
-2 Pincées de curcuma.
-2 cuillères à café de gros sel.

La première étape est de bien laver les bichiques, en les faisant tremper dans de l’eau avec du gros sel. Il faut recommencer l’opération 4 à 5 fois, puis les rincer à l’eau claire. Dans une grande marmite ou une cocotte, faire revenir les oignons émincés dans l’huile, et mettre les tomates coupées en dés. Ajouter ensuite les gousses d’ail écrasées avec le gingembre, puis le thym et le curcuma. Mettre la préparation sur feu doux, pendant au moins 30 minutes. Pour plus de saveurs, la recette peut être transformée en rougail, en ajoutant du piment, c’est selon les gouts. Les bichiques sont alors servies avec le riz blanc, pour un plat traditionnel et convivial. Pour accompagner le cari bichiques, un vin blanc sec très frais sera idéal, à consommer avec modération.