Les sports nautiques à la Réunion

Bordée par l’océan indien, les côtes escarpées, les lagons et quelques plages, riche de cascades et de rivières, l’île de la Réunion permet la pratique de tous les sports nautiques possibles et imaginables. Un séjour sur place suppose presque quasi inévitablement de s’adonner aux joies de l’eau.

Un vrai bonheur pour les adeptes de la voile, pour les surfeurs, pour les amateurs de plongée, de ski nautique etc. En revanche, il faut être prudent pour toute baignade en mer. Il est vrai que l’île de la Réunion est plus réputée pour l’intensité des activités que l’on peut y pratiquer, que pour ses séjours « balnéaires ».

Outre toutes les activités autour de la pêche sportive, notamment la pêche dite au gros, la mer permet de s’adonner à la planche à voile, au surf, au body-board, voire au plus branché kite-surf. Des sports nautiques essentiellement possibles sur la Côte sous le Vent, à l’extrémité ouest ou sur le spot célèbre, auprès de la communauté des surfeurs, de Saint-Leu. Il est en particulier réputé pour sa vague dite de « gauche ». Ceux qui ont le pied marin seront également tentés par une petite séance à la barre d’un voilier.

Autre spécificité de la Réunion : l’extraordinaire richesse de ses fonds sous-marins, faune et flore confondus. Des conditions naturelles idéales pour permettre la pratique de sports nautiques telle que la plongée sous-marine. En fait la diversité des fonds est tellement grande que les sportifs, quel que soit leur niveau, peuvent y pratiquer tous les styles de plongées (plongée découverte, baptême, plongée technique, plongée d’exploration, etc.). Un excellent moyen de découvrir les poissons multicolores, voire pour approcher les requins et les dauphins…. Depuis quelques années on peut également nager auprès des baleines qui viennent mettre bas entre juin et octobre.

Mais les sports nautiques à la Réunion ne se pratiquent pas qu’en mer, et c’est là une des spécificités de l’île. Les rivières et cascades sont propices à l’exercice de tout un tas d’activités ludiques. Les cours d’eau de l’île permettent de pratiquer des activités intenses comme le canyoning, les descentes en rafting, le kayak de haute rivière, le cano-raft et même, plus originale, la randonnée aquatique. Il s’agit d’un sport nautique qui se pratique dans les rivières et cascades et mélange marche et nage entre les bassins. Ceux qui craignent la température de l’eau peuvent être rassurés : à la Réunion, l’eau n’est jamais froide. De fait, tous les sports nautiques proposés se pratiquent toute l’année. Certains peuvent même avoir lieu la nuit.

Il est recommandé de se renseigner auprès de l’un des nombreux clubs de sports de l’île pour s’informer sur les sports nautiques qu’ils proposent, les conditions pour le pratiquer, le niveau minimum recommandé. Des guides et des moniteurs sont bien évidemment à la disposition des amateurs qui souhaitent s’initier ou développer leur niveau.

Activité pêche à La Réunion

Activité économique importante sur l’île, la pêche offre tout un panel d’activités aux touristes. Pêcheur occasionnel ou expérimenté, chacun trouvera des animations adaptées. A la Réunion, les activités autour de la pêche sont diverses et bien organisées.

Les amateurs de sensations fortes se tourneront plus volontiers vers la pêche au gros, une discipline particulièrement sportive, que l’on peut pratiquer toute l’année. Pour découvrir la pêche au gros il faut évidemment se rapprocher des professionnels qui proposent ce type d’activité. La Réunion Fishing Club, Océana Pêche au gros ou encore Ashvina Pêche au gros, entre autres, accueillent aux côtés de leurs pêcheurs professionnels, des amateurs qui souhaitent découvrir cette pratique. Et c’est parti pour une journée de mer, d’installation des leurres, d’observation des différentes techniques : debout, harnaché dans un baudrier, ou au siège de combat… pour les grosses prises.

Impossible de rentrer au port sans bonites, marlins, barracudas, thons jaunes, marlins, dorades, etc. Tout dépend de la saison. De juillet en août on peut même pêcher le requin. La Réunion est réputée pour sa pêche au gros, une discipline qui n’est d’ailleurs pas réservée aux hommes.

Les amateurs de pêche au bord trouveront également leur bonheur. Ici les techniques sont plus traditionnelles : en lancer ou à la mouche. Une manière de trouver assez facilement des carangues, des thons, voire des aiguilles tropicales. Attention toutefois à la pêche en bord de mer, même si elle est autorisée dans les lagons. Elle peut s’avérer dangereuse pour qui s’aventure sans bien connaître les lieux.

Troisième option : la pêche côtière. Plusieurs techniques sont utilisées, en fonction des poissons que vous souhaiter capturer : la traîne aux leurres de surface ou la traîne au poisson mort, pour pêcher des barracudas ou des bonites. La dérive est l’appât est la technique privilégiée pour qui souhaite pêcher des requins et thons jaunes. Attention, la technique de la dérive tient compte du courant.

Bien évidemment, il est également possible de tester les techniques plus traditionnelles de pêche, avec des cannes taillées dans du bambou ou à la calée classique. La pêche de rivière, à la canne, permet de trouver truites ou encore des bichiques. Pour pêcher ces alevins il faut se munir d’une vouve (nasse conique) qui va être opportunément placée à l’embouchure du cours d’eau.
Le bichique est un met de luxe… avec un prix au kg qui peut atteindre les 50 euros.

Randonnée à pied à la Réunion

1000 km de sentiers balisés, dont deux sentiers de grande randonnée pédestre permettent de sillonner l’île, de part en part. Le paradis des randonneurs est ici ! Et ce n’est pas qu’un argument de communication. S’il y a une île dédiée à la randonnée à pied, c’est bien celle de la Réunion. C’est d’ailleurs l’activité favorite sportive des Réunionnais. L’ile offre tout un panel de parcours, du plus facile à ceux réservés aux marcheurs émérites. Ici la nature est généreuse, le relief est accidenté, les zones volcaniques et les ascensions promettent des sensations fortes. Il est donc fortement recommandé d’emporter dans ses bagages une bonne paire de chaussures de marche si vous souhaitez vous adonner aux joies de la randonnée à pied. Une excellente manière de découvrir la diversité de la faune et de la flore de l île.

Parmi les sites les plus propices à la randonnée à pied il y a bien évidemment le site de Mafate, lequel offre plus de 140 km de sentiers balisés. Les randonneurs avertis pourront tenter celle de Cilaos à Marla, en passant par col du Taïbit, voire celle des trois cirques en deux jours. Idéalement le parcours des trois cirques s’effectue cependant un une semaine, permettant de commencer par le cirque de Salazie, de Mafate et de Marla et en mêlant nuit en bivouac, en gîte, un trekking sur le piton des Neiges et la traversée du site lunaire de la plaine des Sables. C’est incontestablement la randonnée à pied la plus magique et permettant de découvrir une diversité de paysages éblouissants.

A faire pour les amateurs de descente, la randonnée à pied qui part de Maïdo pour atteindre Roche-Plate. Le parcours n’est qu’une immense et impressionnante descente ! Le dénivelé vaut cependant le détour pour ceux qui n’ont pas peur de glisser.

La randonnée à pied est également ouverte aux moins avertis. De très nombreux petits parcours, très faciles, sans difficulté particulière, permettent aux familles, notamment avec des enfants en bas âge, de faire de jolies balades pendant 3 ou 4 heures.

Pour tout type de randonnée à pied il est recommandé de contacter la maison de la montagne. Sur place, vous trouverez toutes sortes d’informations sur les sorties, vous pourrez obtenir des conseils, faire appel à un guide expérimenté et acheter des topo-guides, outil indispensable pour quiconque souhaite s’adonner à la randonnée à pied.

A glisser dans le sac à dos :

L’ouvrage, Sentiers de grande randonnée de l’île de la Réunion, édité par la Fédération française de la randonnée pédestre, en 2010. Collection TopoGuides® GR®. Prix : 15,20 euros.

Vins d’importation à la Réunion

Si vous n’êtes pas amateur des vins locaux du Cilaos, vous aurez toujours la possibilité d’aller jeter un œil à la diversité des vins d’importation proposés dans les boutiques et dans les restaurants de la Réunion. Les avis sont toutefois partagés quant à leur prix et à leur qualité. Il faut dire que leurs tarifs sont généralement plus élevés que les vins locaux. Encore que l’on trouve de plus en plus facilement des vins d’importation (notamment en provenance de la métropole) à des prix corrects et raisonnables (5 à 7 euros).

Il faut dire que la culture du vin se démocratise, grâce à l’installation d’enseignes dédiées dans les villes de l’île. Ainsi, ces dernières années, un certain nombre de franchises Nicolas ont ouvert leurs portes, permettant à un plus grand nombre de tester les vins d’importation. Aujourd’hui, outre la grande distribution qui continue de dominer le marché, on trouve plus d’une trentaine de cavistes sur l’île. Signe que la demande est là ! Des cavistes qui donnent des conseils précieux, organisent des dégustations et font des efforts pour proposer des bouteilles à des prix non prohibitifs.

Si les chiffres datent un peu (dernière enquête des Douanes), il faut tout de même savoir que les vins d’importation ont représenté plus de 12 millions de litres pour la seule année 2009, vins et champagnes confondus. L’essentiel des vins d’importation provient de la France métropolitaine. Ce sont les vins de Bordeaux qui demeurent les rois du marché. Ces vins rouges sont particulièrement prisés sur l’île, donc ce sont ceux que les touristes peuvent se procurer le plus facilement. Autre vin français d’importation qui est apprécié et connaît de belles envolées : le Champagne. La marque Laurent-Perrier représente, à elle seule, environ 7 % des ventes. En revanche, les autres marques de luxe sont beaucoup moins bien représentées, du fait de leur prix élevé.

Autres vins d’importation qui gagnent en notoriété : ceux d’Afrique du Sud. Leurs tarifs sont généralement moins élevés que celui des vins provenant de l’Hexagone. Il s’agit de vins rouges et blancs, généralement jeunes.

Un seul bémol en ce qui concerne les vins d’importation : ils voyagent par bateau, plus ou moins bien. Les vins à plus petits prix ne bénéficient que très rarement des meilleures conditions de transport. Mieux vaut, pour éviter toute mauvaise surprise, prévoir un budget un peu plus conséquent en privilégier les vins d’importation qui ont été stocké dans des containers climatisés.

Eau minérale à la Réunion

L’hydrographie et les caractéristiques géologiques de l’île lui permettent de bénéficier d’une eau minérale propre à la consommation. Les eaux souterraines ont la chance d’être filtrées de manière naturelle, par la diversité des terrains qu’elles traversent. Pour autant, ces eaux ne sont pas nécessairement faciles à exploiter et nécessitent la mise en place d’installations complexes et coûteuses.

Cette qualité de l’eau permet cependant de produire des eaux minérales pures, dotées d’excellentes qualités gustatives. C’est le cas notamment de la première eau minérale, historiquement produite et embouteillée sur l’île, l’Edena.

C’est la Société d’exploitation pour le développement des eaux naturelles, plus connue sous le nom de son produit fétiche, qui puise l’eau de la source Denise sur le site de La Possession, pour produire l’Edena. Et ce depuis près de quarante ans.

Autre eau minérale réunionnaise produite par l’entreprise : la Bagatelle. Cette dernière provient de la source Blanche, située à moins de 10 km du site de production. Ces deux eaux qui représentent actuellement 65 % de la production d’eau minérale de l’île, ont un point commun : elles ne sont pas pompées, comme c’est le cas généralement de l’eau de source. Elles arrivent directement dans les cuves de l’usine, grâce au seul effet de l’attraction terrestre. L’eau minérale circule donc tout naturellement à travers des canalisations en PVC, puis arrive dans des cuves dédiées. Elle est désormais prête à être mise en bouteille.

Mais l’Edena, comme la Bagatelle, cherchent actuellement un repreneur. Ce qui pourrait changer la donne, d’autant que c’est leur principal concurrent, la société Cilam, propriétaire de la 3e marque d’eau minérale de l’île, l’Australine, qui est sur les rangs. Celle qui s’est baptisée, dès sa création en 2005, « L’eau pure de la Réunion » aurait ainsi le monopole de l’eau minérale sur l’île.

Reste qu’on trouve également à la Réunion un autre type d’eau minérale : l’eau minérale gazeuse des Cilaos, connue pour ses vertus curatives et digestives (notamment utilisée dans les traitements de l’hépatite). Cette dernière est puisée dans la source Véronique… mais elle est dégazifiée avant sa mise en bouteille. Son goût est légèrement salé.

Si l’on trouve dans les cafés, restaurants et supermarchés de l’île, les différentes eaux minérales produites sur place, il va sans dire que l’on peut également acheter, à des tarifs plus élevés, des eaux importées. Les marques les plus connues en France métropolitaine sont vendues sur place.

Les vins produits à la Réunion

Bien que la bière locale et le rhum arrivent en tête des boissons alcoolisées les plus consommées, il ne faut pas oublier que les vins produits à la Réunion sont également intéressants sur le plan gustatif. Certes la production ne suscite pas un tourisme œnologique dédié. Pour autant la qualité du vignoble de la région du Cilaos, au cœur de l’île, est reconnue et réputée.

Pour comprendre l’histoire des vins produits à la Réunion, il faut savoir que c’est au XIIe siècle que les colons français ont importé les premiers pieds de vigne sur l’île. Ils ont d’abord été plantés en plusieurs points de l’île, notamment autour de Saint-Paul et de Saint-Denis, puis ont fini pas se concentrer exclusivement dans le cirque d’origine volcanique du Cilaos. Le vignoble couvre aujourd’hui une vingtaine d’hectares.

Parmi les vins produits à la Réunion c’est celui qu’on appelle Isabelle qui est parmi les plus connu. Proche du sherry ou du Porto, il est particulièrement sucré et se déguste uniquement en guise d’apéritif. Il monte vite à la tête et on dit même parfois de lui qu’il rend fou. Son cépage est d’ailleurs formellement interdit sur le territoire français, exception faite de la région du Cilaos qui bénéficie d’une exemption exceptionnelle. Jusqu’à quand ?

Toujours est-il que ce vin n’est pas vendu dans les supermarchés. On le trouve quasi uniquement sur les routes, dans toute la région du Cilaos.

Depuis les années 80, afin de créer un vin de pays, consommable pendant le repas, la région du Cilaos a pris l’initiative d’importer et intégrer de nouveaux cépages dans ses vignobles : notamment le pinot noir et le malbec (en rouges), le chenin (en blanc). Cela a permis de diversifier le type de vins produits à la Réunion. La coopérative « Les Chais de Cilaos », crée en 1992, propose aujourd’hui trois vins de pays et un vin de table : en blanc doux, blanc sec, rosé et rouge. Les efforts des vignerons ont porté leurs fruits puisqu’en 2004 ils se sont vu attribuer officiellement l’appellation « Vin de pays de Cilaos ». Aujourd’hui, le Chai produit environ 50 000 bouteilles par an. Une belle reconnaissance pour les vins produits à la Réunion.

La meilleure époque pour découvrir les vins produits à la Réunion et notamment Les Chais de Cilaos c’est à l’occasion de la fête de la Saint-Vincent, en février, à la fin des vendanges, ou en juillet pour la fête du vin.

Bières d’importation à la Réunion

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer le rhum, bien que boisson traditionnelle, n’arrive pas en tête des ventes d’alcool à la Réunion. Du moins sa consommation a-t-elle diminué régulièrement au fil des ans. Il est aujourd’hui largement supplanté par la bière d’importation ou la bière locale, fortement prisée, par la population mais également par les touristes. Preuve en est, la bière représente en effet près des deux-tiers des ventes d’alcool sur l’île. Les amateurs ne seront donc pas en reste à la Réunion et pourront déguster toutes sortes de breuvages à leur goût.

Aujourd’hui, à 85 %, les bières consommées sont issues de production locale, comme la fameuse « Dodo » (brasserie de Bourbon, appartenant au groupe français Heineken) ou encore la « Fischer », toutes deux brassées sur l’île. Une tradition récente puisqu’elle date seulement de la deuxième moitié du XXe siècle. Le marché de la bière d’importation est donc assez réduit.

Bien que le volume des bières produites localement soit trois fois plus important que celui des bières d’importation, on trouve tout de même un certain nombre de bières d’importation. Parmi celles les plus répandues sur l’île, il y a notamment la fameuse Phoenix, produite sur l’île Maurice voisine. Son secret de fabrication est le suivant : une sélection d’ingrédients qui proviennent d’Australie et d’Europe, et une méthode de conservation dont on ignore tout, ou presque, et qui fait la spécificité de cette boisson.

Kronenbourg reste toutefois le leader du marché des bières d’importation à la Réunion. Sa bouteille 1664 a même été rebaptisée en « Col blanc » par les Réunionnais. La marque allemande a également créé la Kronenbourg Punch, à base d’arômes de rhum et d’agrumes. La bière blonde légèrement sucrée et peu houblonnée, Fisher, est également brassée à la Réunion pour le marché local.

A noter que c’est également à la Réunion que s’est ouvert, en 2004, la première brasserie de la franchise belge « Delirium Tremens ». On y trouve une carte de plus de 250 bières d’importation. Une gageure au pays de la Dodo qui est indéniablement la bière la plus consommée sur l’île.

Bien évidemment, on trouve également à la Réunion toutes les marques de bières d’importation brunes, blondes et rousses, les plus populaires vendues à la Métropole, en Europe et à travers le monde. Mais comme il s’agit de produits d’importations, leur prix est généralement plus élevé qu’en dans leur pays d’origine.

Le rhum de la Réunion

Impossible d’effectuer un voyage à la Réunion sans goûter le fameux rhum et sans ramener 1 ou 2 bouteilles en guise de cadeau ou de souvenir de vacances. Ici le rhum c’est un peu une institution, même si le nombre de distillerie s’est considérablement réduit au fil des ans. Aujourd’hui on n’en recense d’ailleurs plus que trois sur l’île : Savanna, qui exporte plus des ¾ de sa production vers la Métropole, Rivières du Mât et Isautier. Parmi les marques de rhum les plus connues à la Réunion c’est le rhum Charrette qui arrive en tête.

Pourquoi le rhum est-il devenu la boisson locale par excellence ? Tout simplement du fait de la culture de la canne à sucre qui a démarré au milieu du XVIIe siècle sur l’île. Le premier alambic sera, quant à lui, mis en service dès 1704. Voilà donc plus de trois siècles que les hommes et les femmes dégustent ce breuvage en toutes occasions. Boire du rhum à la Réunion est donc une tradition, qui se reflète, d’ailleurs, dans la diversité du vocabulaire utilisé pour en parler. Plus d’une quinzaine de mots différents existent, les plus populaires étant « coup de sec » ou « frangourin ».

La qualité du rhum réunionnais n’est pas homogène, loin s’en faut. D’ailleurs celui de la Réunion n’est pas le plus réputé, il arrive derrière ceux des Caraïbes, plus connus et plus prisé par les amateurs. Tout dépend cependant de la nature de la matière première utilisée pour fabriquer le breuvage. Le jus de canne va donner ce qu’on appelle le rhum dit « agricole » et le vieux rhum. Tandis que la mélasse permet de confectionner le rhum traditionnel. Ambré ou transparent, le rhum est une boisson forte, dont il faut user avec modération. Il peut griser très vite.

Comment boit-on le rhum à la Réunion ? Nature, bien sûr, mais pas seulement. Les réunionnais fabriquent beaucoup de rhums que l’on appelle « arrangés », avec des fruits tropicaux, des herbes, voire des épices, qui macèrent doucement et longtemps dans des bocaux. D’ailleurs, sur les marchés l’on trouve toutes sortes de plantes et épices spécifiquement utilisées pour créer des rhums arrangés. Les Réunionnais utilisent également le rhum dans la cuisine et dans leurs plats traditionnels.

Pour en savoir plus sur le rhum et son histoire, il existe un musée dédié : « La saga du rhum », il se trouve à Saint-Pierre, Chemin Fredeline. Tarifs : adulte, 7 euros, enfant (6-16 ans), 5 euros.

Les médias à la Réunion : presse écrite, radio, télévision

Le secteur des médias à la Réunion est assez diversifié : presse écrite, radio, télévision. L’île a le privilège de disposer de nombreux supports d’information, avec des styles très différents. Sans compter les sites Internet, affiliés souvent aux supports de presse écrite, qui diffusent des informations en flux permanent.

Le premier quotidien de l’île est né une quarantaine d’années après l’abolition de l’esclavage, à la fin du XIXe siècle. C’est alors le début de l’histoire des médias à la Réunion. A l’aube du XXe siècle, plus de soixante titres se faisaient concurrence. Les choses ont bien changé. Au fil des années, et avec l’avènement de la télévision et l’explosion de l’univers radiophonique, le secteur des médias à la Réunion s’est homogénéisé.

Aujourd’hui trois journaux sont en kiosque chaque matin : Témoignages (le plus ancien, support du parti communiste local), le journal de La Réunion, fondé en 1951 et le Quotidien de l’île de la Réunion, qui a vu le jour en 1976, soit vingt-cinq ans plus tard. C’est ce dernier qui a accéléré le développement des pages locales dès la Une… et développé les rubriques et informations dites de proximité. A ces organes de presse populaires s’ajoutent bien évidemment des hebdomadaires et des magazines mensuels thématiques (télévision, économie, tourisme). La presse écrite reste donc particulièrement importante dans l’activité des médias à la Réunion.

Mais les médias à la Réunion sont également représentés par le secteur actif de la télévision. Des chaînes locales ont vu le jour et proposent des programmes diversifiées, présentent l’actualité, en images, de l’île. A noter parmi les chaînes les plus populaires, la chaîne publique Réunion 1ère (un nom qu’elle porte depuis 2010, avec le démarrage de la TNT sur l’île, elle s’appelait auparavant RFO) la chaîne généraliste et privée Antenne Réunion, une télévision qui privilégie l’information locale et les programmes de divertissements. Les médias à la Réunion comptent également parmi eux la petite chaîne Télé Kréol, aujourd’hui diffusée via la TNT.

Enfin le paysage des médias à la Réunion ne seraient pas complets sans la radio. Grâce à l’explosion des radios libres depuis 1981… les ondes sont prises d’assaut. On recense plus d’une quarantaine de radios privées qui diffusent des programmes musicaux, des informations locales, etc.

Le paysage médiatique réunionnais n’échappe pas, bien évidemment, à la tendance générale et est aujourd’hui bousculé par l’émergence de site Internet et de blogs d’informations.

La légende du Voile de la mariée

Voilà un site naturel de la Réunion, parmi les plus fréquentée de l’île, qui porte un nom bien curieux. Cette chute d’eau impressionnante, l’une des plus grandes du cirque de Salazie, a été en effet baptisée Le Voile de la mariée. Ce n’est pas tout à fait par hasard. Le lieu est en effet hanté par une légende qui a traversé les siècles.

Il faut remonter au XIXe siècle, en 1848 très exactement, pour comprendre de quelle histoire est tirée ce nom de Voile de la mariée. Monsieur Armand, père possessif, veuf inconsolable, empêche Amanda, sa fille unique, aussi belle que sa mère, de se marier. Chaque fois qu’un prétendant vient lui demander la main de la jeune femme, il refuse en bloc, obstinément. Amanda ne se rebelle point. Jusqu’au jour où elle s’éprend du jardinier de son père, Henrio, riche propriétaire terrien déguisé en misérable pour séduire la belle imprenable.

Lorsque Amanda informe son père de son souhait de se marier, ce dernier entre dans une rage folle. Les deux amoureux décident de s’unir en cachette mais monsieur Armand se rend compte de leur projet secret. Il entre dans une rage sans précédent et fait irruption dans l’église en hurlant, alors que le curé célèbre l’union. Amanda s’enfuit au bras de son amant, terrorisée. Elle court, aveuglée par le Voile de mariée qu’Henrio lui a offert. Hélas, ne voyant rien, elle glisse au fond d’un précipice. De la jeune femme il ne reste rien, que le fameux Voile de la mariée qui reste accroché à une paroi rocheuse et sur lequel son père, éploré, verse toutes les larmes de son corps.

Cette légende qui entoure Le Voile de la mariée prend toute sa dimension lorsque le débit de la chute d’eau est important. La vapeur qui se dégage ces jours là plonge alors le site tout entier dans une ambiance assez fantasmagorique, comme dans un rêve. Sans compter que les hauteurs sont souvent dans les nuages, ce qui achève de donner un côté mystérieux et envoûtant.

Le Voile de la mariée se trouve à quelques km de Salazie, sur la route de Hell-Bourg. C’est un passage obligé pour les amoureux de la nature et de belles histoires. Les cascades y ruissellent depuis les pitons rocheux, donnant l’impression que l’eau jaillit de toutes parts. Et puis la jolie légende qui s’accroche au Voile de la mariée , malgré son côté tragique, imprègne le site d’une ambiance toute particulière, qui mérite le détour.